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LA MER

AVEC FRANCOIS GABART

A l’occasion du départ de la course Brest Atlantiques, j’ai pu m’infiltrer sur le Trimaran MACIF où embarqueront François Gabart & son co-équipier Gwénolé Gahinet. 4 vidéos à découvrir pour plonger dans les coulisses de la course au large !

Brest Atlantiques est une course transatlantique de navigation à la voile en équipage, sans escale, démarrant et arrivant à Brest. La première édition de cette course a eu lieu en 2019 où 4 trimarans de Classe Ultim ont concouru. Je vous embarque pour une immersion au sein du trimaran MACIF et de l’équipage de François Gabart et Gwénolé Gahinet.


Episode 1 – L’équipe technique

J’ai toujours rêvé d’être un aventurier des mers… Alors je suis le plus heureux du monde d’avoir décroché un stage avec l’équipe technique du trimaran MACIF !

Les équipiers de quart chargés de la veille, de la barre et de la manœuvre.

Le cockpit du trimaran ressemble à celui d’un avion avec de multiples instruments et de la technologie de pointe. Visite guidée avec Antoine. 

Un instrument est essentiel, le winch. Il sert à agir soit sur les voiles du bateau, soit sur les appendices comme les foils (sorte d’aile profilée qui a pour objectif de transmettre une force de portance au bateau), les safrans (partie du gouvernail) et la dérive (surface portante immergée permettant de résister à la dérive, c’est-à-dire le dérapage latéral dû à l’effet du vent). 

Le winch est relié à une colonne. Il faut ensuite tourner à la force des bras une manivelle pour démultiplier la traction exercée par l’équipage sur les cordages (écoute, drisse, bras de spinnaker) utilisés pour contrôler la voilure. Et ce n’est pas donné à n’importe qui… Croyez-moi, il faut être sacrément baraqué pour se prêter à l’exercice en pleine mer ! 

Les préparateurs et boat captain

La mission des préparateurs est de préparer l’ensemble des cordages du bateau. Quant au boat captain, il s’appelle Fred. C’est le second du bateau, le bras droit du skipper, celui qui l’accompagne sur ses navigations et qui reprend la barre quand celui-ci n’est pas présent.

Tous les trois, ils ont la charge du bateau au quotidien et font en sorte qu’il soit le plus prêt possible pour aller naviguer. 

Le pilote automatique

Comme dans un avion, nous retrouvons un pilote automatique. C’est un équipier du bateau à part entière et indispensable.  

Même si deux barres à roue peuvent être utilisées pour barrer le bateau, en réalité, le pilote automatique est presque toujours utilisé. En effet, il permet à l’équipage d’être autonome pour manœuvrer. 

Le skipper et co-skipper

N’oublions pas le skipper, ici, François Gabart ! Aussi appelé chef de bord, il est le barreur du bateau. C’est-à-dire qu’il est responsable du pilotage.

Il a choisi Gwénolé Gahinet comme co-skipper, un des six marins les plus rapides autour de la planète puisque détenteur du Trophée Jules Verne avec Francis Joyon.

Quelle est la devise du trimaran MACIF ? « Fast but not too furious ».
Elle signifie aller vite sans faire n’importe quoi, on préserve l’humain et le bateau !

J’ai tellement envie d’en savoir plus que je partirais bien avec l’équipage pour la course. Je file me cacher dans la coque en attendant le grand départ. Chut….


Episode 2 – Visite du Trimaran MACIF avec François Gabart

Quel est le secret de François Gabart pour aller super vite ? Faire voler son bateau grâce, en partie, au foil. Comme un avion, on s’appuie dans l’eau, ça crée une force vers le haut et ça permet au bateau de monter au-dessus de l’eau. En effet, les trainées induites par les foils sont bien moins importantes que celle du bateau, de la carène (partie immergée de la coque d’un bateau) et donc, ça permet d’accélérer. Logique, n’est-ce pas ? 

L’équipage passe son temps entre le cockpit et la « cabane ». Un espace d’à peine quelques mètres carrés… Une sorte de colloc’ à trois dans un espace très restreint. On y retrouve un lit, un siège confortable, l’ordinateur de bord qui permet d’avoir accès à toutes les informations qui arrivent depuis la terre (météo, échange avec l’équipe, …). En résumé, cet espace fait office de salle de bain, cuisine, bureau, salon, chambre. La totale. Bon, les toilettes sont tout de même à l’extérieur !

François nous livre même un petit secret… Si la vitesse du bateau est propulsée grâce aux foils, l’équipage quant à lui est boosté au chocolat. 


Episode 3 – Les low techs avec Gwénolé

Voici la question du jour à laquelle va répondre Gwénolé Gahinet, co-skipper de François Gabart et qui s’apprête à partir pour la course Brest Atlantiques : comment allier performance et limiter son impact environnemental sur un voilier comme le trimaran MACIF ?

Être écolo et performant sur un bateau

Les bateaux sont en carbone et les projets ne sont pas particulièrement écolos en raison de la nécessité d’une logistique importante. Il y a donc beaucoup de choses à faire pour s’améliorer sur ces points. 

Toutefois, se déplacer avec la force du vent est une belle preuve qu’on peut faire du transport maritime à la voile. D’ailleurs, si la course au large n’existait pas on ne pourrait ni le prouver, ni le tester. Pourtant, c’est l’origine de ce type de course. Des bateaux de transport maritime faisaient en sorte d’avancer le plus vite possible pour arriver le premier au port et vendre le plus cher possible leur cargaison. Si on pouvait développer à nouveau ce type de transport, ce serait bénéfique pour la Planète

Les initiatives low-tech à bord d’un bateau de course 

Le low-tech s’oppose littéralement au high-tech. C’est un système simple et accessible en termes de coût et de savoir-faire qui permet de répondre à un besoin de base, comme l’alimentation, l’hygiène, l’accès à l’eau ou à l’énergie. Elle a une utilité sociale, est accessible et facile d’appropriation, respecte l’environnement

L’idée sur le bateau est donc d’agir sur le mode de vie. Quelques exemples : 

  • L’équipage doit protéger au maximum la nourriture de l’humidité. Si des emballages plastiques jetables étaient utilisés, leur quantité serait énorme. Ils sont donc troqués contre des boîtes hermétiques
  • Le trimaran MACIF part en mer avec des légumes bio achetés en local dans la région de Port La Foret / Concarneau et déshydratés avant le départ par un membre de l’équipe.
  • Des gants sont utilisés au lieu des lingettes jetables, le dentifrice et le déodorant sont faits maison
  • L’électricité est produite par le biais de panneaux solaires

L’objectif de l’équipage est de montrer que c’est ludique et amusant d’aller vers une réduction de son impact environnemental. Ils souhaitent ainsi donner envie aux personnes qui vont les suivre de tester et mettre en place cette même démarche !


Épisode 4 – Médiaman vs. Kouign-Amann

Jéremy est le médiaman de l’équipe de François Gabart pour cette édition 2019 de la course Brest Atlantiques. Une sorte de reporter de l’extrême.

Médiaman, un nouveau métier

Médiaman est un nouveau métier très en vogue ces dernières années dans le monde de la compétition à la voile. Un reporter embarqué, chargé de faire vivre au public la compétition de l’intérieur. Il réalise des prises de vues photo et vidéo qui pourront être utilisées par les teams, la presse ou les organisateurs de la course. 

Ce genre de poste devient de plus en plus fréquent car on peut être au cœur de l’action, raconter ce qui se passe, vivre les émotions avec les marins. 

Si sur certaines courses il peut participer à la navigation, ce n’est pas le cas pour la course Brest Atlantiques. Ici, les mediaman n’ont aucun droit de manipuler tout ce qui peut jouer sur la performance du bateau, ni de participer aux réparations. Jérémie a uniquement le droit de prendre soin de François Gabart et Gwénolé Gahinet, c’est-à-dire faire la cuisine et le ménage. Une autre manière de contribuer à la course. 

Des conditions de travail exceptionnelles

Être médiaman est un vrai sport. Les conditions sont extrêmes. Il faut toujours se tenir, gainer, contracter. Une formation sur les mesures de sécurité est aussi essentielle. 

Trois caméras, deux drones et des caissons sont embarqués. Des micros sont installés partout sur le bateau. Jérémie peut ainsi tout entendre et revenir avec des centaines d’heures de dossiers, pépites et bêtisiers !

Le montage des vidéos sur le bateau est bien pire que la prise de vue… Imaginez-vous dans une voiture de course à essayer de taper sur un clavier ! Là aussi, il faut un sacré entraînement et surtout de la patience. 

Une aventure incroyable. Partir à l’autre bout du monde dans un bateau qui ressemble à une navette spatiale volante avec les deux meilleurs marins du monde, qui n’en rêverait pas ?

Suivez la team Macif Course au Large sur https://www.macifcourseaularge.com/

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